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Palais d'Ubud et marché d'art

Photo: Jakub Hałun, CC BY-SA 4.0

Palais royal d'Ubud

Audioguide Palais d'Ubud et marché d'art (Puri Saren Agung)

Ubud · 3 étapes · 40 min

Une petite cour royale, un tremblement de terre et une poignée de peintres étrangers ont fait d'un village de plantes médicinales la capitale de l'art de Bali. Tout a commencé à ce carrefour, entre le palais et le marché.

  • 40 min d'audio
  • Cour royale et berceau de Pita Maha

Puri Saren Agung, le palais royal d'Ubud, prit sa forme actuelle en style balinais traditionnel sous le règne de Tjokorda Putu Kandel, qui gouverna de 1800 à 1823. Le tremblement de terre de 1917 endommagea gravement ses bâtiments ; comme il s'agissait de la résidence royale, ils furent rapidement restaurés, et en 1928 le palais ouvrit ses portes à des hôtes étrangers. Ses murs et ses portes portent les sculptures sur pierre de I Gusti Nyoman Lempad, le grand maître d'Ubud.

En 1936 naquit ici Pita Maha, l'association d'artistes fondée par Rudolf Bonnet, Walter Spies et Tjokorda Gde Agung Sukawati, de la famille royale d'Ubud. Elle réunit jusqu'à 150 membres environ et s'éteignit avec l'invasion japonaise de 1942 ; son héritage reste visible juste en face, dans les étals du marché d'art.

À voir

  • Porte principale — Un haut portail couvert en pierre sculptée face au carrefour de Jalan Raya Ubud
  • Sculptures de Lempad — Reliefs et figures gardiennes en pierre tendre le long des murs et des portes
  • Pavillon de danse — Sol surélevé et portes dorées pour les danses balinaises accompagnées de gamelan
  • Figuier du Bengale — Un grand arbre qui ombrage la cour d'entrée du palais
  • Marché d'art — Deux niveaux de tissus, de vannerie et de sculptures face au palais

Au carrefour central d’Ubud, sur Jalan Raya Ubud, deux mondes se font face : Puri Saren Agung, le palais royal, et le bruyant marché d’art. L’histoire du Palais d’Ubud et marché d’art est celle d’une petite cour qui, entre un tremblement de terre et l’arrivée d’une poignée de peintres étrangers, fit d’un village la capitale artistique de Bali. Même le nom du lieu a son origine : Ubud dérive du mot balinais ubad, « médecine », à cause des plantes médicinales cueillies ici.

L’architecture du Palais d’Ubud relève du style balinais traditionnel dans lequel il fut bâti sous sa forme actuelle par Tjokorda Putu Kandel, qui régna de 1800 à 1823. Le tremblement de terre de 1917 endommagea gravement ses bâtiments, qui furent vite restaurés parce que c’était la résidence royale, et en 1928 le palais s’ouvrit à des hôtes étrangers. Cette même année fut inaugurée la maison d’hôtes royale de Tjampuhan, où le peintre Walter Spies se construisit sa propre maison. De cette rencontre entre la cour et les artistes venus d’ailleurs naquit en 1936 le mouvement Pita Maha, puis, de 1954 à 1956, le musée Puri Lukisan, le premier musée d’art de Bali.

Parmi ce qu’il faut voir au Palais d’Ubud et marché d’art figurent la porte principale en pierre sculptée, le pavillon de danse aux portes dorées, le grand figuier du Bengale de la cour et les reliefs de I Gusti Nyoman Lempad. L’audioguide parcourt les trois étapes dans l’ordre où elles se présentent à pied, du portail à la cour et de la cour au marché.

À quelques pas, dans la même rue principale, se trouve Pura Taman Saraswati, autre œuvre de Lempad. L’Ubud des artistes se poursuit sur la Promenade de la crête de Campuhan, où s’installèrent les peintres accueillis par la cour, et le centre descend jusqu’au Sanctuaire de la forêt sacrée des singes.

La porte du carrefour, là où commence Ubud

Porte du palais

Résumé de cette étape

Depuis le trottoir de Jalan Raya Ubud, la première image est celle d’un haut portail couvert en pierre sculptée, avec un mur protecteur derrière qui préserve l’intimité de la maison royale. C’est la façade d’une cour installée au cœur même du village, au carrefour où converge la vie d’Ubud.

Ce point résume trois couches d’histoire. Celle du nom, qui renvoie à ubad, la médecine des plantes cueillies dans la région. Celle du palais bâti en style balinais sous le règne de Tjokorda Putu Kandel, entre 1800 et 1823. Et celle du tremblement de terre de 1917, qui laissa les bâtiments très endommagés et imposa une restauration rapide avant qu’en 1928 la résidence royale commence à recevoir des hôtes étrangers.

Ce que ce tournant vers les visiteurs du dehors allait finir par déclencher dans le village est la pièce que la narration garde pour être écoutée sur place, devant la porte.

La cour de Pita Maha, sous le figuier

Cour du palais

Résumé de cette étape

Dans la cour d’entrée, un grand figuier du Bengale ombrage l’enceinte, face au pavillon de danse : un espace ouvert au sol surélevé et aux portes dorées où se donnent les danses. Le palais est surtout connu pour ses soirées de danse balinaise accompagnées d’orchestres de gamelan. L’ensemble comprend aussi Pura Marajan Agung, le temple privé de la famille royale.

Le long des murs et des portes se succèdent reliefs et figures gardiennes sculptés dans une pierre tendre. Ils sont l’œuvre de I Gusti Nyoman Lempad, le maître d’Ubud né vers 1862 et mort en 1978, membre de Pita Maha. Cette association d’artistes fut fondée en 1936 par Rudolf Bonnet, Walter Spies et Tjokorda Gde Agung Sukawati, de la famille royale ; elle réunit environ 150 membres et prit fin avec l’invasion japonaise de 1942. Sukawati et Bonnet donneraient ensuite l’impulsion au musée Puri Lukisan, dont la construction commença en 1954 et qui ouvrit en 1956 comme premier musée d’art de Bali.

Autour de Lempad court en outre une tradition documentée : les Balinais croyaient que le sculpteur avait choisi le jour de sa propre mort, en 1978, à bien plus de cent ans. Comment il prit congé ce jour-là est laissé à la narration, sous le figuier.

De l’autre côté de la rue, le marché d’art

Marché d'art d'Ubud

Résumé de cette étape

Juste en face du palais, toujours sur Jalan Raya Ubud, se dresse Pasar Ubud : un marché à deux niveaux, avec des tissus, de la vannerie et des sculptures, qui regarde directement la maison royale. Il est né comme marché de produits de la campagne et réunit aujourd’hui le marché d’art et de souvenirs et un marché alimentaire qui s’éveille tôt.

Ici l’art devient commerce. Le marché reflète le palais et vit de son héritage : celui d’un village qui, depuis l’époque de Pita Maha, a fait de la sculpture et de la peinture sa marque. Sa renommée est même arrivée au cinéma, puisque le marché d’art d’Ubud apparaît dans le film Eat Pray Love.

Ce qui relie chaque étal à cette cour de 1936 est le fil par lequel l’audioguide clôt le parcours, au pied du marché.

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